Le camping « Mon Rêve » devient Naturia, l’écocamp de Chimay.

Deux axes importants soutiennent ce changement : les idées de la permaculture et une structure coopérative.

Nous souhaitons vous présenter ces deux axes pour vous inviter ensuite à y réagir.

La permaculture est un concept systémique et global qui vise à créer des écosystèmes respectant la biodiversité. L’inspiration vient de la nature et de son fonctionnement. Cela touche à nos manières de voir et de vivre (cultures), à nos lieux de vie, et à notre façon de nous y relier. Les principes d’écologie sont au centre. Nous nous appuyons sur les récits et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels.

Vous pouvez découvrir la « fleur permaculturelle » pour plus de détails.

Robechies est un espace particulier composé d’étangs, de végétation, de chemins, d’une colline. Des plantes, des animaux et des hommes y vivent. Nous souhaitons mettre en lumière cette vie et les interdépendances qui s’y tissent.

La coopérative vise à nous amener à coopérer pour développer ensemble un espace agréable, respecté et respectueux, où l’argent ne fait pas la loi. La coopérative englobe et régule ce qui nous lie : des contrats de location, des investissements en temps et en argent, des investissements affectifs, un intérêt pour le site, pour ce qu’il nous offre (repos, détente, convivialité, partage…) et pour ce qu’il permet (culture, pisciculture et agriculture, accueil, échanges…). Nous fonctionnons en gouvernance partagée.

Une coopérative est une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement.”

Les valeurs fondamentales de la coopération sont la  prise en charge et la responsabilité personnelle et mutuelle, la démocratie, l’égalité, l’équité et la solidarité.

Qu’est ce qui fait la spécificité de l’entreprise coopérative?

Notre projet coopératif a met la priorité sur le service aux bénéficiaires du site et à la collectivité plutôt que sur le profit. Il s’agit de proposer une alternative à l’entreprise capitaliste. Celle-ci, comme son nom l’indique, est au service du capital qui a permis de la créer, l’objectif étant de générer du profit afin de rémunérer au mieux ce capital (et, in fine, ses détenteurs).

Les fondateurs de la coopérative ont un tout autre projet. Ils ont en commun des besoins ou des aspirations (ex. besoin de produits alimentaires d’une certaine qualité, besoin d’un prestataire pour transformer ou commercialiser leur production agricole…) et créent ensemble une entreprise pour satisfaire ces besoins ou aspirations. Dans un tel contexte, le capital nécessaire au fonctionnement de l’entreprise n’est qu’un moyen, et non une fin.

Les coopérateurs ont une double qualité : propriétaires de l’entreprise  et utilisateurs de l’entreprise  Cette double qualité constitue le ressort des coopératives.

Vous pouvez découvrir le cycle des principes coopératifs pour plus de détails.

Nous aimerions penser ce lieu avec vous en terme

         D’abondance : quelles sont les richesses du site ? comment en prend-t-on soin ? que peut-on/veut-on y apporter ? à quelles conditions ?

         De solutions : quels sont les problèmes qui se posent ? quelles sont les opportunités que cela nous donne ? à quoi être attentif ? qui ? comment ?

         De système : qu’est-ce qui relie l’étang et les parcelles ? qu’est-ce qui relie les poissons et les arbres ? qu’est-ce qui relie le camping à la région et au tourisme ? comment être attentif aux impacts de nos actions ?

         De nature : la nature donne mais il ne faut pas l’épuiser. Comment trouver un équilibre entre ce qu’elle fait apparaître et ce qu’on lui prend ? comment être attentif à son rythme en regard du nôtre ?

         De coopération : nous avons choisi de transformer la société en coopérative. A l’intérieur comme à l’extérieur, il s’agit de collaborer plutôt que de se mettre en compétition, de contribuer plutôt que de consommer.

         De futur : Robechies nous survivra. Que voulons-nous laisser ? Nos actions ont un impact sur les 7 générations suivantes (170 années).

         De réflexions et d’actions : nous voulons réfléchir avant d’agir, créer des cercles de réflexions qui pensent les actions à mener avant de les mettre en oeuvre. A quoi le projet sert dans l’écosystème ? Quelle énergie mon projet va injecter dans l’écosystème ?

Un autre rythme pour ouvrir un autre temps dans un espace à potentialiser, considérer les vivants dans leurs interrelations, concerner les passants pour inspirer de nouveaux élans.

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